Newsletter
Inscrivez-vous à la newsletter

Toulouse : dévoreuse d’ingénieurs et de cadres en aéronautique

La Ville Rose s'arrache les cadres et les ingénieurs aéronautiques. Le bassin haut-garonnais déroule le tapis « rose » pour accueillir les professionnels de demain.

envolDans la famille Relié, l'aéronautique est dans les gènes. Fille d'un ingénieur aéronautique, la petite Alice a toujours regardé le ciel avec envie. Enfant, les « Barbie » et autres poupées ne l'intéressaient pas, ce qu'elle aimait, c'étaient les répliques d'avions miniature. Aujourd'hui, à 28 ans, Alice n'est plus si petite et les avions avec lesquels elle joue non-plus ! Elle a réalisé son rêve d'enfance : travailler dans le secteur de l'aéronautique. Au sein d'une société internationale, elle supervise la construction d'avions, de la conception de l'appareil, à son envol. Alice avait l'embarras du choix à la sortie de son école, l'Institut de Maintenance Aéronautique, avec près d'une dizaine d'offres d'emploi. Elle a finalement choisi une filiale d'Airbus où elle exerce un emploi d'ingénieur dans le bassin Toulousain.

Toulouse justement, est LA ville française du secteur. Véritable capitale de l'aéronautique et du spatial, la Ville Rose accueille à bras ouverts les ingénieurs et les cadres. Et il y a du travail, vu qu'Airbus, cador de la région, possède un carnet de commande déjà plein pour sept ans ! Régulièrement, 80% des élèves issus de l'INSA de Toulouse, par exemple, trouvent un emploi avant leur sortie de l'école. Cela ne se concentre pas seulement sur le chef-lieu haut-garonnais, vu que la région compte une multitude de PME, liées à l'aéronautique. « Il faut savoir qu'un emploi chez Airbus, ça fait trois nouveaux emplois dans le tissu des PME de la région » nous déclare une porte-parole d'Airbus, sur le Salon du Bourget 2013.

La tendance ne va pas s'inverser en cette année 2013, vu qu'Airbus a annoncé l'embauche de plus de 1 000 personnes, dont 65% d'ingénieurs et cadres. Même si la région ne manque pas d'écoles formatrices, le secteur est tellement dévoreur de matière grise que cela ne suffit pas. « Pour le site de Toulouse, nous ne recrutons pas seulement dans la région, mais dans la France entière et aussi à l'étranger. » nous avoue une responsable marketing emploi et formation chez Airbus France.

Pour pallier la montée en flèche des commandes donc, les recrutements pleuvent, avec 15 000 contrats proposés pour l'entière région haute-garonnaise… et tout cela en CDI, s'il-vous-plait ! Il y a même un nombre important de postes non-pourvus qui cherchent preneurs depuis le dernier trimestre 2012. Safran, Thales ou EADS, pour ne citer qu'eux, mais aussi nombreuses PME de la région, ont annoncé avoir près de 6 000 postes n'ayant pas encore trouvé preneur.

Les postes les plus en vue ? Selon la plupart des cabinets de recrutement, ce sont bien les ingénieurs qui sont au premier rang, suivis de près par les techniciens spécialisés. "L'aéronautique est un secteur délaissé par les étudiants, au profit de la publicité, la communication ou la finance", note un responsable recrutement sur le Salon du Bourget. "Il y a moins de monde pour faire de bons ingénieurs, du coup cette spécialisation est en pleine croissance". De quoi motiver les jeunes français, qui affichent un niveau de chômage de 24%, pour les moins de 25 ans.

Axel Cornic


Copyright © StepStone GmbH 1996 - 2018